Torngat Metals

Foire aux questions

Usine de séparation des terres rares

Cette foire aux questions a été conçue pour répondre de façon claire et transparente aux principales interrogations entourant notre projet d’usine de séparation des terres rares à Sept-Îles. Nous mettons cette section à jour régulièrement afin de refléter vos préoccupations et de partager les plus récents développements.

Pour toute autre question ou commentaire, n’hésitez pas à communiquer avec nous à l’adresse suivante :
info-QC@metauxtorngat.com  

VISION, EMPLACEMENT ET RETOMBÉES POUR LA COMMUNAUTÉ

Quelle est la vision derrière ce projet à Sept-Îles?

Notre vision est de bâtir une filière de terres rares responsable et durable hors de la Chine. Les terres rares sont essentielles à la transition énergétique, notamment pour les aimants permanents utilisés dans les éoliennes et les véhicules électriques. En développant ce projet à Sept-Îles, nous voulons contribuer à l’indépendance stratégique du Québec et du Canada, tout en positionnant la Côte-Nord comme un acteur clé de cette industrie d’avenir.

Quels bénéfices ce projet apporterait-il à la communauté de Sept-Îles?

Nous voulons que ce projet génère des retombées concrètes pour la communauté. Cela inclut la création d’emplois de qualité, l’opportunité pour les entreprises locales de participer à la chaîne d’approvisionnement, ainsi que des retombées fiscales importantes pour la Ville et la région. Nous prévoyons également de collaborer avec les institutions d’enseignement pour développer la formation et l’expertise locale dans le domaine des technologies propres et R&D. Notre ambition est que Sept-Îles devienne un centre mondial reconnu dans le secteur des terres rares.

Pourquoi avoir choisi Sept-Îles pour implanter cette usine?

Sept-Îles présente plusieurs avantages concrets pour accueillir l’usine, favorisant ainsi une implantation cohérente du projet dans l’environnement industriel existant :

  • Des infrastructures existantes (port, réseau ferroviaire, réseau électrique) favorisant une intégration logistique optimale.
  • Une main-d’œuvre qualifiée dans l’industrie lourde,
  • Un écosystème industriel et minier bien établi.
  • La présence d’un écosystème propice aux partenariats locaux.


Nous croyons que ce projet peut s’inscrire dans la continuité du développement industriel de Sept-Îles tout en apportant une nouvelle expertise tournée vers l’économie verte.

Environnement

Est-ce que votre projet aurait un impact sur la qualité de l’air à Sept-Îles?

Le respect des normes en matière de qualité de l’air, ainsi que la minimisation des impacts environnementaux, sont au cœur de la conception de l’usine de Sept-Îles et guident nos choix de technologies et de conception.

Le projet a été conçu de manière à limiter au maximum les émissions dans l’air. Toutes les étapes de transformation se dérouleraient à l’intérieur d’installations équipées de systèmes performants, comme des dépoussiéreurs et des épurateurs. Le parc à résidus serait également conçu et géré pour limiter la dispersion de poussières et les risques environnementaux.
Une étude indépendante de modélisation atmosphérique sera réalisée par la firme AtkinsRéalis afin de mesurer précisément l’impact réel et de recommander des mesures de suivi et de mitigation. Les résultats complets de la modélisation seront présentés dans le cadre de l’étude d’impacts sur l’environnement dont la publication est actuellement prévue au début 2026.  

Est-ce que votre projet aurait des impacts sur la santé des résidents de Sept-Îles?

 La santé des citoyens et des travailleurs est une priorité qui est prise en considération à chaque étape du projet. Nous collaborons déjà avec la Santé publique du Québec et le ministère de la Santé pour nous assurer que toutes les normes soient respectées. Une évaluation complète des risques radiotoxiques sera réalisée dans le cadre de l’étude d’impacts sur l’environnement et selon la procédure officielle du gouvernement. Ces démarches permettront de garantir que le projet serait sécuritaire pour la population.

Est-ce que votre projet affecterait le lac des Rapides?

Non. Métaux Torngat n’a pas l’intention de prélever de l’eau ni de rejeter d’effluents dans le lac des Rapides. L’usine serait alimentée en eau industrielle à partir du lac Hall, via la Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire (SFP Pointe-Noire). De plus, son procédé fonctionnerait en circuit fermé, sans rejet d’eaux usées dans l’environnement.

Gestion des résidus

Quel serait le niveau de radioactivité des résidus de l’usine ? Comment vous assurerez-vous que le niveau de radioactivité des résidus demeure sécuritaire?

Les minéraux extraits à la mine contiendront de faibles quantités de matières radioactives naturelles (MRN), soit les mêmes éléments que l’on pourrait retrouver naturellement dans de nombreuses roches et sols dans l’environnement.

Les analyses préliminaires des résidus nous ont montré que le niveau de radioactivité des résidus de l’usine engendrerait des doses de rayonnement qui resteraient bien en dessous des seuils sécuritaires établis par les Lignes directrices sur la gestion des MRN de Santé Canada :

  • Pour la population : moins de 0,3 mSv par an, soit bien inférieur à la limite de dose pour le public, fixée à 1 mSv par an par la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN).
  • Pour les travailleurs : moins de 1 mSv par an, ce qui correspond à la limite de dose pour le public et à notre cible de dose pour les travailleurs. Notre cible ALARA (As Low As Reasonably Acheivable) de 1 mSv par an pour nos travailleurs est bien inférieure à la limite de dose annuelle de 20 mSv par an définie par la CCSN pour les travailleurs exposés professionnellement.
Est-ce que votre projet augmenterait les quantités de radon mesurées dans les sous-sols des maisons de Sept-Îles ?

Non, les faibles quantités de radon présentes dans les résidus n’impacteraient pas les zones résidentielles, compte tenu de la courte durée de vie du radon et de sa capacité réduite à se déplacer.

À noter que nous effectuons un suivi serré de la concentration en radon dans nos opérations d’exploration à la mine grâce à des mesures en temps réel, qui confirment des niveaux de radon largement inférieurs à la ligne directrice canadienne de 200 Bq/m³ en moyenne par année.

Est-ce que vos résidus miniers auraient des impacts sur l’environnement? Comment les résidus miniers seraient-ils traités, entreposés et sécurisés pour réduire l’empreinte écologique?

La stratégie de gestion des résidus est en cours de développement et suivra les meilleures pratiques internationales. Les résidus seraient déshydratés et stabilisés, puis entreposés sous forme de pile sèche, une méthode qui permet de réduire considérablement les risques environnementaux. La zone d’entreposage serait équipée de systèmes de protection multicouches, dont une géomembrane, une barrière d’argile et des détecteurs de fuite.

Cette approche permettrait de sécuriser les résidus tout en minimisant l’empreinte écologique et en favorisant la réhabilitation progressive du site.

Y aurait-il une valorisation des résidus miniers ?

La valorisation des résidus est évaluée, mais ne fait pas partie du projet dans sa forme actuelle. Par contre, nous allons continuer à évaluer les options de valorisation. Il est d’ailleurs important de noter que le gouvernement du Québec demande d’évaluer les possibilités de valorisation pour permettre de réduire l’impact environnemental d’un projet, notamment en réduisant la quantité de résidus.

Si une valorisation s’avérait possible, une évaluation des impacts et des mesures de mitigation devrait être développée en lien avec cette revalorisation. De plus, des permis et des autorisations supplémentaires seraient requis et devraient être demandés. Pour aller de l’avant, un projet de valorisation devrait avoir un impact positif sur l’environnement.

Logistique et opérations

Comment le transport des minerais serait-il géré?

Le plan de transport envisagé privilégie des solutions éprouvées, sécuritaires et adaptées à la réalité du territoire. Le concentré serait conditionné dans des sacs et chargé dans des conteneurs maritimes scellés, puis transporté par camion sur une route à voie unique de la mine de Strange Lake jusqu’à un port flottant au Labrador, puis expédié par bateau vers Sept-Îles.

Plus d’informations sur la route d’accès et le port sont disponibles sur notre site web : Route d’accès et port – Torngat Metals.

Est-ce que votre projet impliquerait la production d’uranium ou de thorium?

Non. Notre projet ne prévoit pas la production d’uranium ni de thorium. Il est entièrement dédié aux terres rares stratégiques : dysprosium (Dy), terbium (Tb), néodyme (Nd) et praséodyme (Pr), qui sont essentiels à la fabrication d’aimants permanents utilisés dans les véhicules électriques, les éoliennes et d’autres technologies propres.

De plus, le procédé permettrait de valoriser un sous-produit utile, le nitrate d’ammonium, destiné au marché des engrais (environ 55 000 tonnes par année).

En quoi la production de terres rares par Métaux Torngat serait-elle plus responsable que celle réalisée en Chine?

La production chinoise de terres rares a souvent été associée à de fortes pollutions, liées à l’usage du charbon, à des réglementations moins strictes et à une gestion déficiente des résidus.

Chez Métaux Torngat, nous adoptons une approche très différente, fondée sur la responsabilité, la transparence et la durabilité :

  • Résidus entreposés sous forme sèche, plus sécuritaires pour l’environnement.
  • Eau de procédé entièrement traitée et recyclée, sans rejet d’eau de procédé.
  • Transformation contrôlée en usine, et non par lixiviation à ciel ouvert.
  • Usine alimentée en énergie par l’hydroélectricité, propre et renouvelable.
  • Gouvernance alignée sur des normes ESG internationales (Principes de l’Équateur, ICMM, IFC et l’initiative Vers le développement minier durable) avec audits indépendants.

 

Notre objectif est de bâtir une filière de terres rares hors Chine, qui soit responsable, traçable et durable, en contribuant à la transition énergétique.

Acceptabilité sociale et gouvernance

Comment votre projet prendrait-il en compte l’acceptabilité sociale?

Notre vision repose sur trois fondements :

  1. Développer le projet en concertation avec le milieu, avec une écoute active et des réponses concrètes aux préoccupations;
  2. Générer des retombées durables et significatives pour les communautés locales et autochtones;
  3. Concevoir un projet qui minimise les impacts tout en maximisant les bénéfices pour l’environnement, l’économie et la collectivité.

 

Nous savons que ce dialogue est essentiel, et nous nous engageons à le poursuivre avec transparence et collaboration.

Terres rares

Est-il vrai que les terres rares servent principalement à l’armement et aux applications de défense?

Non. Les terres rares sont avant tout des matériaux critiques pour les technologies du quotidien et pour la transition énergétique. Elles sont essentielles à la fabrication d’aimants permanents utilisés notamment dans les moteurs de véhicules électriques, les éoliennes, les robots industriels, les équipements médicaux, ainsi que dans les technologies modernes de notre quotidien. Ces secteurs représentent la très grande majorité de la demande mondiale.

Bien que les terres rares soient également indispensables dans certaines applications de défense — notamment pour les radars, les systèmes de guidage, les moteurs d’aéronefs et les dispositifs de communication sécurisée — ce secteur ne représente qu’une très petite part de la demande mondiale de terres rares.

Ce segment demeure donc marginal, mais il joue un rôle stratégique essentiel pour assurer la résilience des chaînes d’approvisionnement et la souveraineté technologique.

À titre d’exemple, les États-Unis — qui disposent du budget militaire le plus élevé au monde — estiment que les usages liés à sa défense représentent moins de 0,1 % de la consommation mondiale de terres rares. Même si la demande mondiale pour les applications pour le secteur de la défense pourrait augmenter dans les années à venir, elle restera largement inférieure à celle des secteurs industriels et technologiques.

Mise à jour de la page : 19 novembre 2025